Les réseaux sociaux, complémentaires avec le terrain

Interview parue dans L’Avenir le 8 septembre 2018. Propos recueillis par Alain Wolwertz.

DéFI-Uccle-Liste-Élections-Communales-2018

Uccle : DéFI présente sa liste pour les communales – Image BX1

Nicolas Baygert est Docteur en sciences de l’information et de la communication et enseignant-chercheur.. Réseaux sociaux et élections communales, un mariage obligatoire? Voici son avis en trois questions.

AVANT DE LIRE

Les réseaux sociaux sont devenus incontournables pour mener campagne, même aux communales. Soutenus ou non par un grand parti, les candidats se montrent sur le web, sous toutes les formes. Analyse de l’enjeu dans le dossier dont est issu l’article que vous lisez.

 

Les réseaux, une obligation?

«Disons qu’il y a deux raisons pour lesquels il faut y être. D’une part cela permet d’améliorer son image et sa notoriété: selon le réseau utilisé (Facebook, Tweeter, Instagram,…) cela permet d’augmenter son implantation locale, ça aide à booster sa légitimité de candidat en informant un réseau (les médias par exemple) et ça augmente la crédibilité en faisant savoir ce que l’on fait ou son expertise. D’autre part, il y a le levier opérationnel: les réseaux sociaux aident à établir une stratégie de campagne en s’informant, en facilitant les réunions, en permettant de quadriller un terrain, etc. Ceci étant, cela ne remplace pas le travail de terrain, surtout pour les communales. C’est complémentaire à celui-ci. Obama en 2008 est un bon exemple: il a utilisé les réseaux pour booster sa campagne de terrain. Notamment avec une appli pour être informé de ses meetings et ses passages à la télé et qui proposait un argumentaire pour aider ses militants qui faisaient du porte à porte. »

Les petites listes sont-elles défavorisées?

« Il y a 6 ans j’aurais dit oui. Mais aujourd’hui, il y a une telle démocratisation des outils numériques que ce n’est plus le cas, c’est à la portée de tous les candidats. D’autant que les listes intègrent des jeunes familiarisés avec ces outils.»

Un «like» équivaut-il à une voix?

«Il faut prendre ça avec beaucoup de prudence, car les like peuvent venir de partout, pas seulement de sa commune. C’est souvent l’erreur commise par les candidats: “j’ai beaucoup de followers, donc ça va me servir”. Cela ne se matérialise pas automatiquement. Mais le positif si on a une grosse audience, c’est qu’on pourra l’utiliser comme relais, par exemple pour influencer les médias et les inviter à suivre les thématiques que l’on défend et sa campagne. »

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